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vendredi 18 novembre 2011

J'ai lu pour vous : "Le bambin et l'allaitement"

Le bambin et l'allaitement • Norma Jane Bumgarner • Ed° Ligue internationale La Leche

Lorsque j'ai vu ce livre dans la bibliothèque de l'association de maternage que je fréquente, j'avoue avoir été naturellement portée vers lui : quoi de plus normal, en effet, puisqu'Elliott, malgré ses 26 mois, est toujours un enfant allaité. L'allaitement avec un enfant de cet âge se fait de plus en plus rare, et de plus en plus tabou ; d'ailleurs, le fait même d'allaiter un "grand" enfant est suffisamment regardé de travers pour que l'on se cantonne à donner le sein dans l'intimité du foyer familial... et cela devient donc d'autant plus difficile d'identifier des "collègues d'allaitement long".
Avec son titre "Le bambin et l'allaitement", je me suis dit : tiens, un livre pour moi ! Le hasard a fait que j'ai ouvert le livre au chapitre traitant du sevrage, un point qui me travaille pas mal ces temps-ci. J'ai survolé une page ou deux, et j'ai pu m'y retrouver totalement. Et je pense que de nombreuses mères allaitant un bambin s'y retrouveraient, tout comme moi, malgré toutes nos différences. Car c'est là la force de ce livre : rédigé par une journaliste et animatrice de la Leche League, Norma Jane Bumgarner, inspiré par sa propre expérience de l'allaitement long et celle de près de mille autres enfants, ce livre passe en revue tous les sentiments qui peuvent animer une mère allaitant un enfant qui grandit. Et très loin d'être un livre dogmatique, ce livre apporte des réponses aux questions, mais surtout rassure : rassure quant aux sentiments que l'on éprouve parfois (ras-le-bol, par exemple !), rassure quant à la manière que chacune aura de vivre son allaitement... ou de le voir finir.

Une citation, parmi tant d'autres : "Si votre enfant de deux ans a besoin de téter plus souvent que la plupart des autres du même âge (c'est-à-dire plus souvent qu'aux périodes suivantes : au réveil, au coucher, une ou deux fois durant la nuit, pour la sieste, et chaque fois que vous vous asseyez ou que vous vous étendez), [...]". Peu importe la fin, ce que j'aime, c'est la parenthèse : parce que quand on a un enfant de 2 ans qui tète au réveil, au coucher, pour la sieste, la nuit, etc., on se demande vraiment si c'est normal !! 

En vente dans la boutique de la Leche League (http://www.lllfrance.org/Boutique/Livres/Le-bambin-et-l-allaitement.html) au prix de 9€, je le conseille à toutes celles qui allaitent longtemps... en se posant (parfois) des questions !


Quelques informations "techniques" :
- le livre est divisé en 4 parties : 1. Pourquoi allaiter votre bambin ? - 2. Comment allaiter votre bambin - 3. L'allaitement du bambin d'une année à l'autre - 4. Le sevrage ;
- chaque partie est divisée en 4 ou 5 chapitres ;
- on y trouve de nombreux conseils et astuces, certains "pièges" dans lesquels on peut éviter de tomber (si on lit le livre avant !), jamais d'affirmations catégoriques ou d'idées arrêtées ;
- j'ai particulièrement apprécié le respect de l'auteure pour les mères et leurs enfants, mais aussi pour les pères et les couples en général ;
- ce livre se lit très facilement.


vendredi 26 février 2010

Couches lavables : bibliographie



Un guide très complet sur les couches lavables et, comme son titre l'énonce clairement, sur d'autres alternatives aux jetables. Ce guide s'organise en 8 grandes parties :
- le retour des lavables : un bond en avant pour comprendre l'enjeu du débat, le pourquoi des couches lavables au XXIème siècle. Un point est fait sur les jetables bio, ainsi qu'un vaste comparatif des budgets. Edité en 2008, les pages 50 et 51 du guide apportaient déjà une réponse à Elisabeth Badinter dans "Lavables et condition de la femme : retour en arrière ?"
- un marché en plein essor, où l'on parle du boom des mamans-couseuses, de la location de couches ou des achats d'occasion
- que choisir ? vaste passage en revue des différents types de couches, y compris les couches pour "grands" et les maillots de bain, ainsi que sur les différents tissus et leur impact. On y trouvera aussi un chapitre sur les lingettes (lavables, ça va de soi !!), les accessoires utiles lorsqu'on se met aux lavables, et des recettes naturelles pour le change.
- les lavables au quotidien, ou comment entretenir, détacher, décrasser, coudre et partir en vacances avec ses couches lavables...
- les pas à pas : comment mettre une couche, plier un lange ou coudre un couche... en photos !
- l'emmaillotage "new age" : court chapitre sur l'emmaillotage tel qu'on peut le pratiquer aujourd'hui, avec quelques "couvertures magiques" au banc d'essai.
- l'hygiène naturelle, ou comment se passer de couches... Une "technique" un peu déroutante au début, fort bien expliquée dans ce chapitre particulièrement intéressant.
- militer pour les lavables, avec la Semaine Internationale de la Couche Lavable* (je vous rappelle que la prochaine édition aura lieu du 24 avril au 2 mai 2010 et que j'y prendrai part activement !) ou des associations comme Bulle de Coton* ou l'Arbre à Bébé*.

Bref, un guide extrêmement complet, destiné aux parents déjà bien motivés qui souhaitent se documenter avec précision. Petit bémol toutefois : aussi incroyable que cela puisse paraître, les livres sur les couches lavables se démodent (presque) aussi vite que les revues d'informatique... Plus sérieusement, certaines informations "datent" un petit peu (le référencement des boutiques et/ou des fabricants, ou les liens  internet, qui ont changé/évolué depuis 2008). Mais l'essentiel reste d'actualité. Et le tout est vraiment très bien fait.

Retrouvez le sommaire, quelques photos et une présentation de l'ouvrage sur le site de Grandir Autrement : http://www.grandirautrement.com/numeros/guide/

Guide - Les couches lavables et autres alternatives aux couches jetables - ouvrage collectif sous la direction de Carine Phung - Editions Grandir Autrement, 2008.
(prix de vente éditeur : 12,50€)


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Un petit livre pas cher (5€) et super complet : on y trouve même des conseils et patron pour confectionner soi-même des couches lavables ! Pour tout savoir sur les couches lavables en un rien de temps... Ce petit livre est vraiment une mine d'informations pratiques ! Par simple curiosité, jetez-y un œil (moi, je l'ai trouvé à la bibliothèque municipale... c'est dire s'il est accessible !).

Au sommaire :
- Pourquoi ne pas utiliser des couches jetables, qui développe les arguments écologique, économique et pour la santé de l'enfant que j'ai moi-même présentés ici*.
- Les couches lavables d'aujourd'hui, avec description des différents types de changes lavables que l'on trouve sur le marché
- L'entretien des couches lavables de mon enfant - le titre parle de lui-même !
- Petits et grands conseils, qui passe en revue tous les "trucs" bons à savoir des maman laveuses (et des papas laveurs !)
- Carnet d'adresse : comme dit plus haut, les références datent de 2008, et ont donc pas mal évolué depuis, mais offrent déjà une bonne base... Références mises à jour chaque année, à vous de trouver l'édition la plus récente !

Les couches lavables ça change tout ! - Christelle Beneytout - Éditions La Plage, 2008.
(prix de vente éditeur : 5€)


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Celui là, je ne l'ai pas encore lu, mais apparemment il est très bien fait aussi et a permis aux mamans lectrices de se lancer dans les lavables, pas les yeux fermés parce que ça compliquerait considérablement les choses, mais en toute sérénité ! Le tout pour moins de 5€ !

Les couches lavables, Le retour ! - Marianne Markmann - Editions Jouvence, 2008
(prix de vente éditeur : 4,90€)


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A noter, enfin, qu'il existe une kyrielle de sites internet (et même des blogs - mais où va-t-on, j'vous jure !!) qui parlent de couches lavables. A commencer par la plupart des sites marchands, qui font en général un laïus sur les bénéfices des lavables (tout le monde ressort en boucle les mêmes arguments, faut pas se leurrer, personne ne détient de grands scoops dans ce domaine !!).
Parmi ceux que j'ai retenus (hors fabricants) :
- les-couches-lavables.fr, (très) bien documenté et clairement présenté.
- l'inévitable Bulle de Coton* (et oui, je milite, et pourtant, je ne touche pas de royalties !) : hyper complet mais assez "touffu" je trouve (enfin moi et mon neurone unique, on a des fois du mal à s'y retrouver...)

Si, au détour d'une recherche, vous en trouvez un autre (bien, ça va de soi), n'hésitez pas à m'en faire part, que j'allonge ma liste !


mercredi 9 décembre 2009

J'ai lu pour vous : "Partager le sommeil de son enfant", de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

Elliott, trois mois, super téteur de jour comme de nuit, a pris le pli de dormir... contre moi, le plus naturellement du monde. On a commencé à la maternité, autant pour se réchauffer que pour faciliter l'allaitement, et on a continué tranquillement, de retour à la maison, car c'était le meilleur moyen pour moi de me reposer : j'étais tout de suite là pour répondre à ses besoins (alimentaires, essentiellement), donc pas de cris inutiles au milieu de la nuit, au risque de réveiller toute la maison, pas de course effrénée dans les escaliers, au risque de louper une marche, pas de baby-phone à balader en permanence dans un rayon de 30 mètres, au risque de capter le réseau de celui des voisins (si si, j'vous jure, c'est possible : ça m'est déjà arrivé).

Aujourd'hui encore, à presque trois mois, Elliott fait ses siestes dans mes bras (ou dans l'écharpe), et dort le nez collé contre ma peau. Le seul changement que j'y ai vu, c'est qu'il est passé de "sur moi" à "contre moi" - ce qui, vu de l'extérieur, n'est rien, mais de mon point de vue marque une évolution, ne serait-ce que sur le plan de mon propre confort (dormir allongée à plat est quand même plus reposant que la tête dans le mur, calée tant bien que mal avec trois oreillers).

Mais "vue de l'extérieur", précisément, cette pratique dérange, quelle qu'en soit la raison (risque d'étouffement, ou surtout, risque "d'en faire un capricieux", un enfant gâté) : réactions semi-horrifiées de type "Il dort avec vous ????" (beurk c'est dégoutant !), prédictions catastrophiques ("oh mais c'est mauvais qu'il soit tout le temps sur vous, comment vous ferez quand il aura 18 ans ?"), et autres remarques en demi-teinte jonchent ces trois mois de cododo (néologisme français en traduction directe du co-sleeping anglais).
Malgré un certain flegme et une assez bonne imperméabilité à ce genre de remarques, un doute a fini par s'immiscer dans mon esprit : et si, effectivement, cette "pratique" (qui m'est venue le plus naturellement du monde, parce que j'étais à l'écoute de mon bébé et non de mes livres de puériculture) mettait en danger mon bébé ? Quelles séquelles - a priori graves - risquais-je de laisser à mon fils ?

D'où l'achat de ce livre*. Que je savais, plus ou moins, qu'il me rassurerait (ben oui, j'avais quand même lu la quatrième de couverture avant de l'acheter !) - sans cependant soupçonner à quel point il allait me conforter dans mes choix de maternage. On y apprend d'abord à quel point nos attentes en matière de sommeil de bébé sont irréalistes ; on y apprend ensuite que le cododo est une pratique universelle, répandue à travers le monde (et même dans des civilisations "développées" - oui, oui, parce que j'entends d'ici vos réflexions, que c'est une pratique de sauvages), y compris en France, mais on s'en cache !! On y apprend enfin les bénéfices du sommeil partagé, les différentes modalités de mise en œuvre et les réponses à faire aux réflexions désobligeantes les plus courantes... Et qu'à 18 ans, avec ou sans cododo, les enfants aspirent tous à la liberté !

Pour 4,90€, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau nous livre avec efficacité des informations assez passionnantes sur le sommeil des bébés. C'est un ouvrage court (lu en 2 heures environ) qui ne se veut pas exhaustif mais qui apporte des réponses aux parents qui se sentiraient coupables de pratiquer le cododo avec leur enfant. Je serais tentée de le conseiller aussi à ceux qui sont a priori "contre" le cododo, pour les aider à accepter des pratiques qui ne sont ni meilleures ni plus mauvaises, mais seulement différentes de celles qu'ils ont eux-même adoptées (ou à celles qu'ils adopteraient) pour élever leurs enfants.

NDLR : ma fille aînée (6 ans 1/2), qui n'a JAMAIS bénéficié du sommeil partagé après les 5 jours passés à la maternité m'a réveillée toutes les nuits (et jusqu'à 5 ou 6 fois par nuit !) jusqu'à 5 ans passés (et ça lui arrive encore occasionnellement, comme cette nuit par exemple), a peur du noir et a une forte propension à être capricieuse... Sans chercher à faire des syllogismes, je me dis que le "résultat" ne peut pas être pire avec un enfant cododoté !

* Partager le sommeil de son enfant, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, éditions Jouvence, 2005.

lundi 23 novembre 2009

J'ai lu pour vous : un article qui m'a fait bondir/hurler/froid dans le dos... (oui, tout ça à la fois)

Ce n'était pas du tout par là que je voulais commencer. J'avais planifié quelques articles sur le maternage proximal, le cododo ou les couches lavables. Mais quand j'ai lu "ça", samedi, je me suis dit : faut que ça sorte !..

Un samedi matin comme les autres, j'allume mon pc, je relève mon courrier : lettre d'informations de notre-planète.info - et oui, l'écologie ça nous travaille, et quand on commence à se renseigner un peu, on finit par s'en inquiéter beaucoup. Je survole les titres des articles, et en voilà un qui m'interpelle : Moins de naissances, moins d'émissions de CO2 : l'ONU enfin éco-malthusienne ?  Bon, moi, je suis nouvelle dans le domaine (néo-écolo en somme), alors je ne connais pas (encore) Malthus sur le bout des doigts (ça viendra peut-être !). Mais cette idée de limiter les naissances me fait froncer les sourcils et je m'en vais voir d'un peu plus près de quoi il retourne...

[là, je vous laisse le temps d'aller lire, par vous-même, cet article au style philosophico-pédant assez insupportable mais qui développe des idées qui se sont avérées être, pour moi, très urticantes....]


Waouw. Même si je ne comprends pas bien toutes les tournures de phrases parce que Monsieur Tarrier* aime bien jouer sur les mots compliqués histoire de noyer son lectorat en lui faisant croire qu'il est inculte (notez quand même que je suis littéraire, à la base...), je saisis l'essentiel du message (qui, notons-le en passant, n'a plus grand chose à voir avec l'ONU mais bon tant pis) : faire des enfants est un crime écologique, à défaut de tuer ceux qu'on a déjà, arrêtons d'en faire. Gloups. Moi qui viens de mettre au monde mon troisième enfant... Moi qui suis la troisième enfant sur quatre... Moi dont le chéri est le deuxième sur quatre... Le simple mot "dénatalité" me fait froid dans le dos. Dénataliste, lui, me fait vomir (surtout s'il est lui-même auteur de deux enfants... pardonnez du peu, mais c'est un peu faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais, tout de même !).

Bref, ça m'a fait froid dans le dos, car je ne suis pas certaine que ce soit mes trois enfants - ou ceux de ma voisine - qui détruisent le plus les ressources de notre planète. Surtout que les nôtres (d'enfants), ils savent déjà trier leurs déchets ou éteindre la lumière quand ils quittent une pièce (enfin, en théorie, parce qu'en pratique ça ne marche pas toujours). Alors oui, plus on sera nombreux sur terre, plus les ressources vont manquer, mais peut-être faudrait-il attaquer le problème d'un autre bord que celui de la natalité. Je ne suis pas sûre de vouloir entrer dans le débat d'idées, car ça pourrait me tourner les sangs et nuire à mon allaitement... mais je voulais juste vous dire, si vous ne le saviez pas, qu'il existe encore (ou toujours) des gens qui développent des idées tordues (non sans rappeler certaines théories plus anciennes sur la pureté de race) et qu'on trouve dans leur sillon des tas d'autres personnes pour y dire Amen. Je ne sais pas qui des premiers ou des seconds je crains le plus, mais après toutes ces lectures (commentaires des articles compris !), je me suis dit qu'il allait peut-être falloir que je rase les murs, maintenant, à chaque fois que je promènerai ma progéniture...

*ce monsieur a sans doute écrit d'autres choses ; pour ma part, je ne suis tombée que sur "Faire des enfants tue", une chute douloureuse, croyez-moi, et qui fait tomber de d'autant plus haut qu'il y a d'adeptes de la théorie...

NB : je ne voulais en aucun cas faire de la publicité à ce monsieur, mais force était de créer des liens vers ses articles pour nourrir mon propos (car je ne voulais pas non plus trop me salir les mains en citations : après, les moteurs de recherche vont m'amener des lecteurs pas fréquentables, alors non merci. A cette fin, je ne créerai pas de libellé "dénatalité"...).